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Full text of "Mémoire à consulter [présenté par Coffin, conseiller au Châtelet, neveu du sieur Coffin, décédé principal du collège de Beauvais à Paris, sur le refus du viatique fait à son oncle par Frère Bouettin, chanoine régulier, faisant les fonctions de curé de Saint-Etienne-du-Mont, sa paroisse]"

# 




MEMOIRE 

A CONSULTER 

LE fieor Coffin , Principal du Collège âe 
BeauvaiSj étant dangereufement malade , 
& défirant recevoir les derniers Sacremens , 
M. Coffin j Confeiller aa Châtelet & neveu du 
malade le traniporta le ào Juin dernier dans la ma- 
tinée à faint Etienne-du-Mont fa ParoifTe , pour 
demander qu'on vînt les lui adminiftrer. Il s'adrelîa 
d^abord au Prêtre chargé de cette fonélion 3 qui le 
renvoya à M. le Curé. S'étant adrefle au Curé lui- 
même , Se lui ayant fait connoître l'état Se les dif^ 
pofitions du malade , le Curé lui demanda s'il ap- 
portoit un billet de Confeflîon. Sur la réponfe né- 
gative , le Curé dit qu'il ne pouvoit pas adminif 
trer les Sacremens. M. Coffin lui fit obferver que 
ce certificat n étoit pas aulïi indifpenfable qu'il pa- 
roilfoit le p en fer ; que d'ailleurs {on Oncle a voit 
été confefl'é par un Prêtre approuvé j & que* s'il 
n'avoit pas le certificat qu'il défiroit , c'eft que le 
Confelïèur n'avoir pas jugé à propos de le donner. 
Ces raifons ne firent aucune impreflionfujrrefpric 
du Curé de faint Etienne , qui perûfta dans fou 

A 




refus :, fous prétexte que c'efl; un ufage confiant 
dansle Diocèfè, de ne point adminiftrer les Sa- 
çremens aux malades fans un certificat de Confef-', 
iion. 

M, CofEn voyant que Ces efperances étoient 
inmiles , & que le Curé de faint Etienne étoit dé- 
cidé à ne point adminiftrer les Sacremens fans bil- 
let de Confeffion , eut recours à M. TArchevêque; 
dansl'efpérance qu'il en obtiendroit juftice, 

M. rÂrchevêque , à qui il fit part de {à démar- 
che auprès du Curé de fàint Etienne j Se du refus 
qu'il en avoît elTuyé, répondit d'abord que c'étoic 
efFeélivement ru{àge du Diocèfè dexîger un cer- 
tificat de ConfelTion , & que cet ufage avoit été 
établi avant lui. M. Coffin représenta à M. l'Ar- 
chevêque que le Rituel du Dlocèfe ne, parloîc 
point dé certificat , & qu'il laiïîoit à la prudence 
du Curé de s^inforraer du malade s'il avoit été 
confeffé. Qu'au furplus, une pareille précaution 
ne pourroit jamais regarder une perfonne comme 
le fieur Coffin, qui étoit en place depuis 373115, 
qui avoit mérité la confiance publique pour l'édu- 
cation de la jeunefle , de dont on difoic tous les 
jours avec édification les Hymnes dans le nouveau 
Bréviaire ; enfin, qu'il pouvoit rendre témoignage 
àM.rArchevêque, que le malade avoit été con- 
fefié par un Prêtre approuvé. Si cela eft,, reprit 
M, l'Archevêque , pourquoi le ConfelTeur n'a-t-il 
pas donné fon certificat î Qu'avoit-Jl à craindre î 
Seroic-ce parce qu'il y a eu un interdit ! M. Coffin 
xépondit que Tinter dit de M. Lucas avoit paru fi 



frappatit, qu*il n'avoh pu trouver perfonne qui 
voulût confefler fon oncle j & lailTer un billet de 
Confeflion. 

M. l'Archevêque demanda enfuîte fi le malade 
feroit éloigné de recevoir la Conftitution comme 
jugement de TEglife univer{èlle en matière de do- 
élrine ; & fur la réponfe qui lui fut faite que le ma- 
lade penfoit comme il a voit toujours penfé'; mais 
que le Curé de faint Etienne n'a voit formé d'autre 
difficulté que celle tirée du défaut de certificat , 
M. l'Archeyêque expliqua les motifs de la retenue 
du Curé au fùjet de la Conftitution. Quand un 
malade 3 dit M. TArchevêque, eft connu pour op- 
pofé à ce Décret ^ 8c qu il apporte un billet d'un 
Prêtre approuvé qui Ta confeffé , on préfîime que 
le Confeiîèur n'a donné Tabiblution au Pénitent, 
qu'après s'être affuré de fà fbumiflion. 

M. Coffin ayant fait de nouvelles inftances au- 
près de M, l'Archevêque , en lui faifànt obferver 
Téclat d'un pareil refus, &; le fcandale qu'il caufe- 
roit , M. l'Archevêque dit qu'il ne pouvditpas for- 
tir des règles ; qu'il falloit néceffaîrement un billet 
de confelTion ; mais qu'on ne devoit pas prendre 
cette réponfe pour un refus ; parce qu'à Tinflant 
qu'on au r oit le billet de ConfeJîîon j on pou voit 
compter que les Sacremens feroîent adminiftrés. 

M. Coffin repréfènta encore à M. l'Archevêque, 
que s'il doutoit que le malade fe fût confefîe, Sç 
s'il vouloit s'affiirer de fes dilpofitions à cet égard , 
il lui étoic facile de lever toutes {es inquiétudes , en 
envoyant un Confefleur de fà part ; que le malade 

Ai) 



confèntîroit volontiers à reCommeftcer fa confef- 
iîon pour fàtisfaire Ces Supédeurç.; qu'il Cippliok 
même Sa Grandeur d'accorder à la famiiie cette 
faci sfa<^io n , d on t ell e lui t é m oign« r o it fa reco n n o i {^ 
fance. M. l'Archevêque (è coticenra de répondre, 
•que le malade ayant choifi un ConfefTeur en qui il 
avoit confiance, U ne falloit pas qu'il en prît un 
autre ; mais qu'il falloit avoir fon certificat. : 

. Le fieur Coffin mourut k même jour ao Juin 
dans la nuit , fans avoir pu obtenir de fon Curé les 
Sacremens, Se fans que ce Curé ait ïjjaigné l'aller r- 
(iroir;, ni lui envoyer quelque Eecléfiaftique de fà 
part. M. CofEn fon. neveu , à qui ce refus perfevc- 
rant a fait une peine fcnfible , Se qui a lieu de craîn- 
<lre que dans l'écrit de bien des perfonnes , il ne 
Haflè pour une tache à la mémoire du défunt , de- 
mande s'il eft en droit tieièpotarvoir contre le Cuté 
-de fàint Etienne , & à quel Tribunal il doit porter 
fes plaintes. Il prie Meffieurs les Avocats de le di- 
riger dans cette démarche, s'ils la trouvent légi- 
time & bien fondée. . . . . ./i , :;-. 

D. . C . Cor FIN I -CmifiHkr au Ckahbt. 

Le Conseil soussigné' qui a vu le Mém.oire,, 
eft d'avis que le refus é&s Sacremeos fait -au fieux 
Coffin, fans autre raifon que |e défaut dereprefent^- 
tion d'un billet de conlèflion , eft contraire à tou- 
tes les régies , & que M. Coffin fon neveu & fon 
héritier eft bien fondé à ie pourvoir devant les Juî- 
^es fécuiiers pour obtenir la réparation de l'injure 
réfultance de ce refus. 



f 

L'Egîift a toujours ardemment defir é que les ff* 
déles reçurent le faint Viatique à TartiGle de Ja 
mort; Se pour leur procurer ce fecours , elle relâr 
choie de la rîgneur de fa difcipline. 
; On voit dans^ l'antiquité qu'on hâtoit la réconci- 
liation des pcnicens , Se qu on leur accordoit la 
paiticipation à la fainte Etichariftie , lorfque la ma- 
ladie ou la perfécudon les expofoient au danger de 
pcïdxe la vie. Aulli TEglifè n'a t-ellé rien tant re- 
commandé aux Pafteurs que d'accorder aux mou- 
msxcs cette dernière grâce j êc ràenace-t-eîle des 
peines les plus griéves ceux qui par leur négligent. 
oe privent leurs paroilîîens de ce fècours, 

outre le défit particulier qu'elle a témoigné de 
Ttiir les mourans nourris du pain de vie ; il eft cer-p 
tain qu elle a toujours mis la privation des Sacre- 
mens au rang des peines les pluis graves qu'elle 
puifle Mifliger. 

Plus ce châtiment efi; terrible j plus on doit être 
réfervé à l'employer. Auifli n'eft-il deftiné à punir 
q<uie des crimes graves & fcandaleuK. C'efl; ce que 
décident toutes les loâs Eccléfiaftiques. 

Un Curé ne peut donc fans injuftîce refufèr pu- 
fcJiqucmenc les Sacremcas à &s paroiiliens , que 
Jorlqu'ik font convaincus dans les formes du Droit, 
d'un crime qui raériie ct^tte peine ; ou lorsqu'ils 
manquent d'une di^o&ion extérieure que les loijf 
de l'Egéiiiè jugent abiblument nécelîàire pour être 
adTaîs à la participation des Sacremens. 
• il n'en d aiidroir pas davantage pour faire fentîr 
l'inplilice de la conduite du Curé de fainr Etienne 



iïuMont. Le fieur Coffin auquel il a refufé les Sa- 
cremeiK , -non {èulement n en et oit indigne par au- 
cun crime; mais il jouiiïbk d'une réputation audef- 
fus de tout foupçon. Il s'étoit acquis ieftime & la 
confiance publique dans les différentes places 
qu'il avoic remplies. Il appoxtoit à la réception du 
fàint Viatique toutes les difpoficions extérieures 
prefcrites par les réglemens Ecdéfiaftiques. On n'a 
donc pu le lui refufer fans un fcandale & une ve- 
xation criante, 

£ Xe Curé de faint Etienne du Mont ne rapport* 
iTautre prétexte pour juftifier fbn procédé , que le 
défaut de repréfentation d'un billet de confeiTion. 
Mais en fuppofant même ce cérémonial nécef- 
{aire pour être admis à la participation de la {àinte 
Euchariftie , il ne iè lavera jamais du reproche d'a- 
voir laiHé mourir le fieur Coffin fans avoir été le 
vifiter j comme le Rituel le lui ordonnoit ^ ou fans 
avoir au moins envoyé un Prêtre le confbler dans 
fon état. S'il concluoic du défaut de repréièntacion 
d'un billet de confefTion que le iîeur Coffin n'a voit 
pas eu recours au Sacrement de Pénitence j fbn rai- 
îiiftere robligeoit à l'exhorter à y recourir , & à lui 
donner d'ailleurs les autres fècours néceflairesà un 
agonifant. Si au contraire il ajoûtoit foi à la décla- 
ration qu'on ^ui faifoit que le malade avoit été con.- 
felTéj Se que le Confefïèur avoit refufe d'en donner 
une atteftation par écrit,fes entrailles Paflorales de* 
voient s'intérefïèr au malheur de fbn paroiiîien,quî 
pleinement innocent fe trouvoit privé des Sacre- 
mens 3 faute de pouvoir juilifier par écrit de fà 



. 7 . ' • 

confefllon ; Se ilauroit dû faire tous fes efFortspour 

procurer au malade la grâce qu'il défiroit. Le Curé 
de Taînt Etienrre a cru au contraire que le défaut de, 
billet de cônfelîion le difpenfoit de toutes forces- 
d^e devoirs envers fon malade. 

II eft relié dans une parfaite indijfFerence fur la 
fituation de fon paroiffien. Croyant ne. devoir pas 
lui adminiftrer les Sacremens d'Extrême- On 6lioft 
& d'Euchariftîe , il lui a refufé même les autres fe- 
cours de fon miniftere ^ qu'il auroit accordés à un 
impie ; & il a traité un homme dont la vie a tou- 
fours été édifiante , comme un pécheur obftiné ^ 
fur lequel toutes les exhortations, toutes les repré- 
Tentations font inefficaces j Se qu'on efl: forcé d a- 
bandonner à fon malheureux fort; comment quali- 
fier un tel procédé l 

Quand il y auroit uncLoiprécifè qui oblîgeroît 
tous les malades à repréfenter un billet de confef-; 
iïon j le Curé de fàint Etienne feroit toujours cou- 
pable du violemenr des obligations que lui împo- 
îbicfà qualité de Pafleur. Quel jugement portera- 
t-on donc de fa conduite , s'il n'y a pas de Loi qut 
ait prefcrît cette formalité l 

Un refus public des Sacremens à farticle de la 
mort , ne peut être légitime , s'il n'eft fondé fur une- 
loi précife : or on ne connoît point de foi générale 
dans l'Eglife, qui prefcrive les billets de confef^ 
fion comme une difpofition néceffatre pour parti- 
eiper aux. Sacremens ,&. qui. ordonne , fur ce feuÊ 
^défaut 3 de les refufer. 

1^. S'il y a une loi de cette nature , il sfl certaih^ 



r. 



s 

qu'elle n'exiftoît pas du tems de fàînt Thomas, Ce 
fàmt Docteur examine en effet fi un Curé peutre- 
fufer l'Euchariftie à un de Ces Paroifliens qui lui aC- 
fure qu'il s'eft confefFé à un Prêtre ayant pouvoir 
d'abfoudre. S'il y a queiqu'empêchement extérieur 
qui éloigne ce Chrétien de k Communion , tel 
que feroic une Sentence d'excommunication , le 
Curé n efi: pas obligé de le croire fur û parole ; ^ 
comme fon excommunication eft conftante , il 
peut le forcer à juftifier par écrit de fon abfolu- 
tîon : mais s'il n'y a pas de Sentence qui conflate 
findîgnité de ce Paroiffien 3 fi fon indignité n'eft 
as prouvée en jugement , faint Thomas veut que 
eCuré ajoaie foi a la déclaration qu'il fait qu'il a 
été confelTé 8c abfbus , Sc il décide qu'il ne peut 
fins injuftice le priver de la Communion (a). 

Si du tems de Saine Thomas j dont le fèntiment 
a été adopté par d'autres Auteurs ( ^ ) -, il y avoit 
eu une loi qui eût aftreint tous les fidèles fans dif- 

(a) Si Ctt impedimentumadforamjiidicialepemnens', putaexcom* 
Itiunicario, non cenetiit Sacerdos fubdito crederc quem cxcommuni- 
camm novk , nlfi de abfoludone confier. Siaucem ut impedimentum 
quodad fociim pœtiitcntîae perrineat, fcilicec peccatum , cenecur eî 
érédere , & inj jftè agit fi denegst Euchariftiam ci qui perhibecfe con- 
felfum & abfoliituni ab eo qui abfolvere potuit , vel authoritate Apo- 
ftolicâ , velauthoricate Epifcopi. S. Thom. QitoàUb i.art. i2.irt Cer^t 
&fiipp{em.ad^.p4rt. qusfi. 8. art. y. 

{b) [Ttrum Sacerdus Parochialis credcre debeat fubdito dicenti /a 
confeflîim alteri, ut ei decur EuchariftiaS; dicit S, Thomas in QitodL 
quod non , fi impedimentum Euchariftirc pertinetad fonim judiciale, 
nt excomrnunicatio, nifi ei conftet de abfolutione: fi autem impedi- 
mentum pertinet ad forum Pœnitentiale , ut peccatum , cenetur cre- 
dere & injufte agir Euchariftiam negans , qaia in ta!i foro credlrur 
homini pro fe &■ contfa fe , & concordat Petms & Ol^ienfis Sylvef- 
tervtiho confejfsr. Armtlla y ziho ahjgluûo n. 13. 

tinétion 



9 

JÉînc^lon a reprefenter un billet de Confeiîion , 

Saint Thomas n auroic pas établi pour maxime gé- 
nérale que le Curé eft tenu de s'en rapporter à la 
déclaration defonParoifllen qui attefte s'être con- 
fefle 3 Se qui demande en conféquence l'Eucha- 
riftie , à moins que ce Paroiffien ne fbit dans les 
iiens d'une cenfure. 

• 2*. La Confeffion eflune préparation pour ap- 
procher dignement des Sacremens ; le certificac 
n eft qu'un témoignage extérieur de cette Con- 
fefîlcfn. L'Egiife défire que les fidèles cherchent 
dans le Sacrement de Pénitence un moyen de 
fe purifier & de fe préparer à la mort''; mais (e 
fait- elle une loi d'exiger un témoignage extérieur 
de cette Confeffion ; de ne jamais s'en rapporter 
à la déclaration de fes enfans fur ce point ; de 
refufer conftammentles Sacremens à un fidèle qui 
protefte qu'il s'eft confeflé , qui ne s'excufe de 
rapporter un certificat de Confeffion que parce 
que le Prêtre auquel il s'eft adreffé a refufé de le 
donner, qui offre même, comme Ta fait M. Coffin^ 
de réitérer fa Confeffion à tel Prêtre que le Su- 
périeur jugera à propos de lui envoyer ? Comment 
peut-on le penfer, puifque l'Eglife n'a point publié 
'<ie loi générale qui affujettifîe à cette formalité les 
-^Chrétiens qui s*alTeoient à la SainteTableen fanté i 
:• L'Eglifè appréhende à un tel point que quel- 
iqu un de fes enfans ne périffe ; elle fouhaite fi ar- 
jdemment que les mourans puiffent recevoir les SaH 
«îremens de Pénitence ^ d'Eucharîftie , que dans 



■*♦ 



ces derniers in lîaEîs\, elle fe relâthe autant qu'elle 
peut de la rigueur de ia difcipllne pour leur en fa- 
ciliter la réception, C'eft pour cela qu'à l'article 
de la mort tout Prêtre non approuvé peutabfbudre, 
C'eft fur ce même motif qu'il a toujours été obfèrvé 
dans l'Eglile , comme le reconnoît le Concile de 
Trente dans la {èfTion 14 , que tout Prêtre peuc 
alors abfoudre des cas réfervés. On trouve même 
des Auteurs contemporains de ce Concile , qui 3 
fe fondant fur fon texte j penfent qu en préfence 
d'un Prêtre ayant le pouvoir d'abfoudre des cas 
réfervés j un autre Prêtre n'ayant pas ce pouvoir 
peut néanmoins en donner l'abfolu tien au malade » 
fi celui-ci a mis en lui fa confiance (^). M. le Car- 
dinal de Noailles a clairement approuvé cq fènti-^ 
ment dans fot\ Ordonnance {ùr les cas réfervés j da 
ïnois de Janvier 1705). Quod Ji adejî (^in articuh 
fnorttsy auf haberi^facih potejh q%tifacultaiem h^hetil 
abfolvmdi à cafibus refervéïns i abflinere à ConfeJJîonf 
0udienda deb&t is qui hanc facultatem non habet / ni^ 
mmen prudmter judicaverit oriturum hincfcmdalum:^ 
aut moribundum id mmis ^grè laturunu -> 

Ces ufàgesdefEglife prouvent que plufieurs rè- 
gles importantes, de fa difcipline ceflent d'être en 
vigueur lorfqu'il s'agit de faciliter à un Moribond 
la réception des Sacremens. Croira-t-on après ce» 
Jb facilement que dans un tems où i'Eglîfè confènt 
que des Reglemens auffi géaéralement obiêryés 
xefïèïït d'être exécutés , où.elle n'eft attentive quà 

r" i{À}>Nâiimrr. U&t ji-eo»f. ij. Çtmhsim R«*p. Mer, lib.-î. tjinefe zjt* • — -**■ 



ir 

procurer ies Sacremens aux malades aux dépens 
oe fa. propre- discipline ; elle ait regardé la repré'?' 
fentation d'un billet comme quelque chofe d'alTe^ç 
important pour ordonner à f&s Miniftres de priver 
du Saint Viatique ceux qui n'en repréfen ter oient 
pas. 

Au défaut de Loi générale dans l'Eglifè qui 
prefcrive la néceflité des billets de ConfelTion , le 
Curé de fàint Etienne ne peut pas s'aurorifer des 
Loix particulières au Diocèfè de Paris : le RÎEuel 
au contraire condamne ouvertement fa conduite. 

Après avoir rapporté les premières prières que 
le Prêtre doit réciter dans la chambre du Malade , 
le Rituel ajoute que ces prières finies , le Prêtr© 
Hnllruira de ce qu'il faut croire , {ùr linflitutioiji 
la vertu Se l^ufage de l'Euchariftie ; qu'enfuite , au^ 
tant qu'il le jugera à propos^fiUn fa prudence , il de- 
mandera au Malade s'il s'c(k ^confeiTé comme il 
faut a Se que /il apprend qu'il l'a été , il lui deman^ 
dera s'il n'arien fur fa confciencequi lui falFe peine. 
Hisfinùis Saccrdos iugrotum doceat quid fit fentim^ 
dum de infiimtione-y virtute Ù" ufu SacrofanBi Sacra.- 
menti, Deinde , quantum profud prudentié opus ejfe 
Judicav^rit^ pojltdetab eu numfit rire C4}nfe]jus ,* <Ùr fi 
'Jciat rite fuijfe çonfejfum ^fcifcitetur numfuperfit alU 
^uid quod îpfui confcientiamjlimuîet Ù' g ravet. 

Rien fans douce n'eil: plus oppofe que ce tQ'x.t^ 
à la nécelîîcé derappofter un billet de Confeffion. 
Ce n'eft que dans Taétion même de radminiftrar- 
tion du Sacrem£nc, & après avoir déjà récité ties 

Bij 



prreres , que le î*rêtre demande au Malade si! a 
été confeffé ; il ne peut donc pas exiger qu'*on luî 
repréfente un billet de Confefïîan avant d'appor- 
ter le Saint Sacrement au Malade. 
-••Le Curé n*efl; pas toujours oblige de s'informeC 
fï le Malade a été confelTé ; il n'eft tenu de fair« 
cette queftion que lorfque prudemnrent il la jage 
in-éceiïàire. Il y a donc des cas , où félon les régies 
de la prudence j un Curé peut ne pas faire ce^te 
queftion. Dès-là , comment tous les fidèles indif^ 
tinétement pourrojent-ils être tenus de juftifiet: 
par écrit de leur Confeflîon? Il eft même impor- 
tant d'obferver que le Rituel publié par M. de 
Gondy portoit (ans aucune re[l:ri(5lion : Qiiarat ab 
.<eo numfit rite confejfus. M; le Cardinal de Noailles a 
"cru devoir ajouter quantum pro fua prwdentiâ' opux 
ejje judicaverit. Cette addition, qui prouve que Ib 
Curé n'eft pas toujours obligé de demander auMa- 
liide s'il a été confejTé ; 8c qu'il y auroit eu de Tin- 
•eonvéjiient à ne pas abandonner cela à fà pruden- 
ce , prouve à plus forte raîfon qu'il n'eft pas oblr- 
■géde le contraindre à-reprélènter un certificat db 
Confeiîîon. 

^ Lorfque le Curé croit devoir s'informer fi le Ma-^ 
ïade a été confeffé, c'eft le Malade lui-même qu'il 
doit interroger. Fojlnkt ah eo. Quand le Malade a 
répondu qu il s'eft approché du Sacrement de Pé- 
nitence , le Curé doit l'en croire fur fon témoigna- 
ge , & ce témoignage fait une preuve fuffifànte de 
îa vérité de fà Confefiion, Pojîukf ab eo numftt rite 



confeffus'& fi fcîat rite cmifejfum. Peut- OU exclure 
p!us formellement la néceiTité des billets de Con^^ 
feffion f • 

'Le même Rituel parlant du Sacrement de l'Ex- 
trême-On6tion dit encore , qu'après les premières 
prières récitées dans la chambre du Malade, U 
Prêtre ravertira que s'il ri^a pas été Gonfeffë' de- 
puis peu de jours. Se qu il fè fente coupable dé 
quelque péché , il doit fe confefler avant de re- 
cevoir l'Extrême- Onélion. Tune Sac er dos- monehit- 
infirmum ^ fi à paucis diehusmn ftieri't cofifajfuî y &"' 
aliquorum peccaîorumfit eonfcias y debere cônfiteri fu-- 
cramentaliter antequam Sacramentum XJnHionls - Ux-* 
^rema reeipiat : qtiar-e eoccipiat' ejus confejfionem,- 

On voie par ce texte du Rituel , que ce n'efti 
qu'en adminiftrant TExtrême - Onélion , que le 
Curé donne au malade est avis de fè confcfîèr. Or? 
îl n'y auFoit jamais lieu adonner cet avis j fi avand^ 
d'apporter l'Extrême-Onétion au malade , le Curé^ 
étoit obligé de fè faire repréfencer un billet de con-' 
fefîion. ! 

Si le malade déclare qu^ilâ été confefTé , le Curéî 
n'a plus rien à dire ; il efl tenu de s'en rapporter à fà 
âéelaration fur.ce point ; ce qui eft diamétralement^ 
oppofé à la nécefTité de rapporter un billet de cour- 
feffion. 

■ Il eft vrai néanmoins que dans urtaurre endroit le 
Rituel exige comme un préalable abfblument né- 
Ce ifa ire à radminiftration du làint Viatique , que 
Ife- G uré foit informé de la> confeflîon du malade. 
Mais pour quels malades l'exige- 1- il l Pour les ufu- 



mtmmmm 



^4 

rîers publics, les concubinaires , les Gomédieti», 

pour ceux qui (ont coupables de crimes notoires, 
ou dénoncés nommément excommuniés. Cavm-< 
dum auiem imprimis ejl ne ad indignas cum aiiorum 
fiandalo deferatur , quaUs funt } publia ufurarii , - 
concubinarii , comadi , notarié criminoft nominatim ex- 
communicaii aut denunciaîi 3 nifi fefe prius facrâ cm-' 
fejjione purgaverint 3 & publics offenjtam praui de jure- 
fatisfecerint. Ce texte formel , qui ( {ans même par- 
ier de billet de confefTion) recommande aux JPrê- 
tres de ne point porter le faint Viatique à ces fortes 
de gens j s'ils n'ont auparavant été confefTés^, prou- 
ve manifeftement qu ils font les feuls de la confef- 
fion djefquels le Curé a droit de s'afTurer avant de 
leur porter les Saeremens. 

. Cette dernière difpolîtion du Rituel ne renferme 
qu'une exception à la règle. Le Curé de fàint 
Etienne a-t-ii pu douter que le fieur CoiEn ne duc 
être placé dans la régie , & penfèr qu'il fallût 1© 
confondre dans lexception avec les ufuriers pu- 
blics, les concubinaires , les comédiens j les cri- 
minels notoires > St les excommuniés dénoncés ? 

.S'il n y apoint de loi générale dans toute l'Eglî- 
fe , ni de loi particulière au Diocèfe de Paris , qui 
©biige tous les malades fans diftinélion à repréfèn- 
ter un billet de confeffion , pour être admis aux Sa- 
eremens ; comment pourr&it-on donc juftifier la 
conduite qui a été tenue envers le Heur Coffin ? 

Il paroît par lexpofé du Mémoire que le Curé 
de faint Êcienne-du-JVÏont n'a allégué autre cbofè 
que Tuiage aéluei du Diocèfe. 



Mais cet uûge efl:-il bien confiant ? te Curé de 
faint Etienne pourrok-il en rapporter des preuves 
claires & au-delTus de toute critique l Eft-il unifor- 
me?S'ob{èrve-t-il invariablement dans tout le Dio- 
cèfe i Coït dans les villes , fort dans les campagnes? 
s'obferve-r-il également dans toutes Iqs paroiffes 
de Paris ? Ny a-c-il pas une feule Eglife dans cette 
grande ville, où l'on accorde les Sacremens à ceux 
'qui ne font pas munis d'un billet de confefïïon ? 

La notoriété publique répondroitfuffifammene 
à toutes ces queftions. 

Cet ufage , en le fuppofant exiftant , a-t-il ac- 
quis 5 peut-ii acquérir force de loi?Etant contraire 
aux dilpofitions préciiès du Rituel , pourroit-on 
prouver quil efl: afïèz eflentîel au bien public , & 
fondé fur des raifons aflTez puilTantcs pour l'empor- 
ter fiir la loi écrite ? Licet longava confuetudinis non 
fit vUîS autoritas i non tamen ^ ufque adeo vali-^ 
iuraj ut vel juri pojîtivo debeat prajudicium generar& ^" 
nifi fuerit rationabilis t^ légitime prafcripta. Cap. 
cum tanto x.^de confiietudine. Reconnoît-on ces ca- 
raéleres dans le prétendu ufàgç dont il s'agit ? Eft- 
il très- ancien , néceiîàire au bien de l'Eglife j & 
légitimement prefcrit ' 

N'y a-t-il pas , foit dans TEglife , fbit dans TEtat , 
une infinité «d'ufages qu*on obfèrve tant qu'on n'a 
pas dé raifon de s'y fouftraJre , & qui cependant 
n*ont pas pour cela force de loi ? Le mouvement 
naturel de la piété portant àrecourir au Sacrement 
de- Pénitence , avant de paroîcre devant Dieu, des 
fidèles ont pu ne faire aucune difficulté de repré- 



. ï6 

fenter un biilec de confeflîon ^lorfqu on le leur de- 
tnandoic : s'eniuivra-t-il de là qu'ils feront toujours 
cblîgés de le faire j lorfqu^'on voudra atufèr con- 

tr'eux de cette pratique à laquelle ils fè iont fournis, 
volontairement î Ctim multa per patientiam toîerm- 
tur , e[u^ fi deduBa fuerint in judichm 3 exigente juf~ 

'-fitia j non debent tolerari. Cap. cumjamdudum x.' de 

-J'rahendis i Okrtiit'Ot) même foute nir que la peine 
de la privation des Sacre mens ait jamais été atta- 
chée à finexécation de cette pratique ; & pour- 
roît-on citer un feul exemple d'un refus de Sacre- 

'TTiens , fondé fur le défaut de billet ds confeiîton , 

■qui ait été autorifé dans aucun des Tribunaux de la 
juftice ? Ciim de confuetudine dviîatis veî Frovîncia 

■ confidere quis videtur j primum qiùdem îlîud expïoran- 

'dum .. . an etiam contradiBo aliquando judicio confue". 
tudo confirtnata-fif. Loi 34. ff. de legihus. 

Le prétendu ufage paroîtr oit renfermer une inja- 

^ice marquée, en ce qu'on puniroit fouvenc un 

• înalade 4e la faute de fon ConfelTeur, 

- S'il a envoyé cliercKcr un Prêtre „ auquel il aie 
dépofé {es pécliés ^ Sc que celui-ci refufe de don- 
ïier un billet , comment ie malade s'y prendra-t-îl 
pour l'y forcer! Et s'il n'a- aucun moyen pour fe 
procurer ce certificat quon lui refufe , doit-il être 
f util par la privation des Sacremens > lui qui a fait 
tout fbn poffible pour l'obtenir ? 

Jamais avant ces derniers tems on n'a demandé 
"de pareils certificats à des perfonnes parfaitement 
connues; & quand ilfc feroit introduit dans quel- 
i^uçs endroits une eipéce de ccutaine de deman- 
der 



17 

Her des billets de confefîîon , avant que d*admini- 

ftrer des malades moins connus , auroît-il été per- 
mis au Curé de faint Etienne du Mont de mettre 
de ce nombre le feu fie ur Coffin, qui a voit été éle- 
vé plufîeurs fois au Re6lorat , que Je Parlement 
avoit placé à la tête d^un des plus fîoriilans Collè- 
ges de cette Ville , qu'il a gouverné avec l'appîau- 
diiTement univerfèl pendant plus de 35 ans, que 
M. de Vintimille avoit choifi pour compofer les 
Hymnes du Bréviaire de ce Diocèle l 

Eft-ce contre un citoyen en faveur duquel {e réu- 
nirent tant de témoignages j qu'on de voit prendre 
une précaution quîîèroit àpeine tolérable à l'égard 
d un malade qu'on ne connoît poinrî 

Le défir d'éviter un {candale horrible n'aurGÎt-iî 
pas été un motif fuffifant pour déterminer le Curé 
de fàint Etienne du Mont a s'écarter de ce préten- 
du uiage ? La réfèrve de certains cas aux Evêques ^ 
eft un point de diicipline qui doit paroître aufîi im- 
portant au moins que la repréfentation d'un billet 
de confeflîon : cependant. M. le Cardinal de 
Noailles veut que cette réferve celîê lorfqu'il y a 
du fcandale à craindre. Le Curé de faint Etienne 
pouvoit-il ignorer qu'il en cauferoit en refufant les 
Sacremens à un homme auiîl univerfèllement efti- 
mé l Pouvoit-il douter de Tindignation que la con- 
duite exciteroit j des murmures qu'elle feroit naître 
dans le peuple ? A-t-il pu ne pas fentir que finjure 
€[Q*ii alloit faire au lieur Coffin , retomberoic en 
quelque forte , ôc furfUniverfité de Paris , dont il 
avoic occupé les premières places , & fur M. de 

C 



rtMaM 



i8' 
VinrîmîJIe ôc tous les Magiftrats qui l'avoient ho^ 
Tiqi'i de leur confiance l Touc autre que lui auroit-il 
négligé ces confidérations par attac^iement à la 
prétendue pratique dont il s'agit? 

D'ailleurs, qu'il foit d^ufàge de refufèrles Sacre- 
mensà un mourant qui ne veut pas repréfènter un 
billet de confeffion , on le fuppofe pour un mo- 
ment. Mais eft-il d'ufage de traiter ainfi un mori- 
bond qui aflure s'être confefle , qui déclare que s*il 
nerepréfentepas de billet, c'eft qu^iln'a pas trouvé 
de ConfciTeur qui ait voulu lui en accorder l Eft-il 
d'uf^ige en pareil cas de laiiTer mourir Ion paroiffier» 
fans Sacremens , fans lui offrir de le confefTer (bi^ 
même , fans employer tous les moyens poffibleS 
pour lui procurer le faint Viatique , fans feulement 
le vifiter. 

• Si le Curé de fàint Etienne pouvoit parvenir à 
prouver que tel eft.l'ufage, il nous donneroit une 
étrange idée du Diocèfe de Paris. 

Mais il ne faut pas fe le diffimuler ; ce n'eR en ef- 
fet ni une loi qu'on a voulu maintenir , puifqu il 
n'en exifte aucune , ni un ufage univerfel qui 
n'exifte pas davantage, qu'on a voulu refpeéler* 
ce ne font évidemment que des prétextes dont on 
a voulu couvrir des projets qui tendroient àintro- 
duire dans la Capitale un fchifme dont on n'a déjà 
que trop d'exemples dans les Provinces. On chcr- 
cbe à ne les pas trop expofer au grand jour, pour 
les fouftraire à la vengeance âjzs Magillrats ; dc 
c'eft ce qui met le comble à Tabus. 

Qui ne fent d'ailleurs de quelle conféquence 



.19. 

nnt pareille entreprlfe pourroît être pour l'Etat/ 

On a vu des tems malheureux où les ConfelFeurs 
tefufoient labrolution à ceux qui écoient le plus 
fournis à rautorlté Royale , précifement à caufe de 
cette foumilTion. D'anciens Réglemens de quel- 
ques Diocèfes obligeoient les fidèles à peine de pri- 
vation de la Sépulture eccléfiaftique , d'appeller ua 
Prêtre pour être préfent à leurs teliamens , & de te- 
fler en faveur de l'Eglife* Dans le fiécle dernier on 
a voulu refuier les Sacreraens à tous ceux qûî 
avoîent pris part à des Arrêts rendus contre des 
Evêques. («) Au moyen à^ détour dont il s^'agic, 
fi pour lors il eue été imaginé; on auroit pu donner 
pour prétexte unique de ces refus , qu'on n'appor- 
toir pas de billet de confefTion : mais auroit-on 
pour cela éludé la vigilance des Ma^ftrats, parce 
qu'on auroit dit. bien haut qu'on étoic prêc d'admi- 
niflrerles Sacremens j pourvu qu on eût un billet, 

SuRLAQuESTiONde fçavoirfi M. Coffinpeut fè 
pourvoir dans les Tribunaux féculierSj le Conseil 
ESTIME j qu'avoir établi que les régies de TEglifè ne 
permettoient pas Su Curé de faint Etienne de refu- 
ier les Sacremens au Ceur CofEnj^ c'eft avoir dé- 
montré d'avance le droit qu'ont les Alagiftrats où 
Ïqs Juges Royaux de connoître de ce refus. 

En effet un refus injufte des Sacremens, eftune 
contravention aux iaints Canons dont ils font les 
proteéleurs. C'eft une diffamation d'un citoyen , à 
laquelle ils doivent s'oppoier , comme étant les 

( a } Preuves des Libertés. CIi. 5. n, 1 1. & ip. 



J. ^ 



^6 



vengeurs de l'hortneur 6c de la réputation des Sa- 
jecs du Roi. C'eft une vexation , une injullice , une 
tyrannie par laquelle on enlève à un Chrétien dçs 
avantages infiniment plus précieux que les biens 
temporels ; de les Dépofitaires de la pliiffance pu- 
blique qui ne foufFrir oient pas qu'on lui ravît fà for- 
tune, doivent auffi le maintenir dans la pofïèffion 
des biens fpirituels. C'eft enfin une atteinte portée 
à la tranquillité de l'Etat, dont la confèrvation ap^ 
f artient à l'autorité féculîerc. Ces vérités font iî 
confiantes, elles font confacrées par tant d'Arrêt^ 
^qu il fer oie fuperflu de s y arrêter plus Ion g- te ms* 

jyéîibéré àFaris ) ceo. luiîîet lj^^»_ 



GoilLET D£ BlARIH 




AtXlAtTME, 


IVISINIEIU 




Feranvilie; 


PlLLON. 




Daùdebert.. 


CONTESSE^ 




MAULTjrtlT. 


GïLlET» 




Lï Paige. , 


Merlet. 




POTHOUIN d'HuIILET; 


BUIRETTF^ 




Bigot de Sainte-Croïx» 


MiLLEY.. 




Travers. 


Le BERCHEi. 




De Guyenne. 


Boulle'. 




Gerbier, 


Texier, 




Langlet.. 


Pe Mouchi de SàchiI 




Met, 


CoTTON DU Verger,^ 




DORIGHY,! 


Clëmenï Oucas, 




'Cl&SUa D£ LA-MaSSULA-VS, 




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